la Maestranza, le Guadalquivir, Triana et soirée Flamenco

17h - Nous voici repartis dans le quartier de l'Arenal, par les petites rues, en direction de la Plaza de Toros. Nous faisons un petit détour pour faire la photo de la très belle façade de l'Hospital de la Caridad et par la Calle Dos de Mayo nous arrivons sur le Paseo Alcade Marqués de Contadero, les berges du Guadalquivir, aménagé en promenade qui nous mène à la Torre Del Oro, tour défensive construite au XIIIe siècle pour protéger le port.

Puis en revenant sur nos pas, non loin de là, la Plaza de Toros de la Real Maestranza est devant nous avec ses statues en bronze des matadors illustres Pepe Luis Vázquez et Francisco Lopez Romero dit « Curro Romero ».

C'est le haut lieu de la tauromachie en Espagne et des corridas s'y déroulent chaque semaine d'avril à septembre. On accède à la Real Maestranza par une porte pas vraiment monumentale, de style typiquement sévillan, très esthétique dans son décor rouge et ocre.

Ici l'entrée n'est pas libre, c'est donc une visite guidée, d'une demi-heure environ, des arènes et du musée taurin avec une guide très agréable. Ce qui nous permet de combler un peu notre totale ignorance de la tauromachie et des corridas.

L'arène qui nous paraît très grande est, nous dit-on, plutôt petite, 12538 places, comparée à celles de Madrid, Cordoue (que nous n'avons pas visitées) et Barcelone (en cours de transformation en centre commercial). Un petit regret pour la photo que le centre de l'arène soit occupé par un vélum installé là pour une quelconque réception.

En quittant la Plaza de Toros, nous longeons le Paseo de Colon le long du Guadalquivir jusqu'au pont Isabel II d'où l'on a une vue sur les deux rives du Guadalquivir. L'une, rive droite, avec la Maestranza et la Torre del Oro au bord du fleuve et en arrière plan la Giralda et les tours de la Plaza de España que l'on aperçoit au loin, et l'autre, rive gauche, Triana le quartier gitan

Au pied du pont Isabel II, se trouve la Capillita del Carmen, une très jolie chapelle avec sa coupole en azulejos, construite en 1928 par l'architecte Aníbal González. Plus loin, dans le quartier, une fabrique de céramiques, dans un atelier-magasin, est fermée quand nous passons, mais semble être toujours en activité.

Nous sommes un peu déçus par ce quartier populaire qui n'est pas aussi vivant et attrayant que le disent certains guides. De plus, Calle Betis, le long du quai, il y a des travaux partout. Quelques photos sur le pont San Telmo et retour vers le Barrio de Santa Cruz. Les cloches de la cathédrales sonnent à la volée lors de notre passage, mais ce n'est pas pour célébrer notre retour dans le quartier, c'est juste un mariage.

20h - Cela fait presque 3 heures que nous marchons, nous avons très soif et bien mérité una cerveza à Las Teresas où nous avons maintenant nos habitudes. Finalement nous y dînons de tapas, toujours aussi excellentes, pimientos, calamares fritos, pincho de gambas, bacalao a la tomata.

Puis nous allons à la Casa de la Memoria qui se trouve dans le même immeuble que notre hôtel, pour voir s'il est possible d'avoir des places, sans avoir réservé, pour le spectacle de ce soir à 22h30. Plus de places, on nous met sur liste d'attente au cas où il y aurait des désistements. Nous réussissons à entrer de justesse pour assister dans un petit patio, un cadre très intimiste, à un flamenco très pur et d'excellente qualité, très émouvant. En fait, sans le savoir, nous sommes allés dans un des endroits ou le flamenco pratiqué est des plus réputés.

Un dernier verre Calle Santa Maria la Blanca, Il est 1h30 du matin, et il est temps de rentrer car demain matin, c'est notre dernière matinée à Séville et nous voulons en profiter au maximum.

« la très belle façade de l'Hospital de la Caridad (...) la Torre del Oro »
« la Real Maestranza est devant nous avec ses statues des matadors illustres »
« L'arène qui nous paraît très grande est, nous dit-on, plutôt "petite" »
« rive droite, avec la Maestranza et la Torre del Oro au bord du fleuve »
« la Capillita del Carmen (...) une fabrique de céramiques »
« Las Teresas où nous avons maintenant nos "habitudes". »
« Casa de la Memoria (...) un flamenco très pur et d'excellente qualité »