l'Alcazar, la Juderia et le Centre
Le premier jour à Cordoue. Il fait chaud, 32°. Pas de temps à perdre, c'est pour cela que nous avons choisi un hôtel dans la Juderia, ancien quartier juif devenu le véritable coeur touristique et culturel de la ville.
Après avoir déposé les bagages dans notre chambre, nous filons tout de suite vers l'Alcázar qui ferme en principe à 14h30. Très beau palais avec des bassins en cascades, des orangers, des fleurs et des remparts.
Pour déjeuner nous faisons comme les gens du cru, tapas et bière dans la rue, assis sur le côté de la mosquée. Il faut dire que le bar Santos est minuscule. Il fait les meilleures tortillas aux patates de la région, enfin c'est un journal local qui le dit. Il faut « bagarrer » pour y entrer et commander.
Nous allons vers la callejón de las Flores faire l'indispensable photo qui est dans tous les guides et nous avons la surprise de découvrir tout au fond de cette ruelle une boutique de cadeaux plutôt de qualité et un vendeur guitariste qui joue, plutôt bien, sur une très belle guitare flamenca de luthier et avec lequel nous lions conversation.
De là, nous partons vers le Puente Romano et la Torre de la Calahorra qui protégeait l'entrée de la ville. On s'amuse un moment du jeu d'un héron qui pêche dans le Guadalquivir. Difficile de bien voir les moulins à eau de Enmedio et de Albolafia dissimulés parmi les arbres et la végétation qui envahit le fleuve. Nous apprendrons plus tard que ces moulins servaient aux arabes à fabriquer de la pâte à papier.
La visite de la Casa Andalusi est vivement recommandée. On comprend pourquoi, cette maison est sublime! Un patio très rafraîchissant, des plantes, des bassins remplis de fleurs coupées et une décoration très réussie. Elle sert aussi de magasin, nous aurions bien emporté un miroir. Une très jolie cave termine la visite.
Comme nous faisions allusion à un thé à la menthe, une charmante dame nous indique une adresse un peu plus loin et l'on se retrouve, dans une ambiance très cool, dans une teteria calle Buen Pastor où le thé vaut le déplacement et le décor aussi. Après un peu de repos nous partons au-delà de la vieille ville vers il Centro, la Plaza del Potro et la Posada, là où Cervantes a planté le décor de la fameuse auberge où Don Quichotte vient souper.
En cherchant la Plaza del Potro nous faisons un détour par l'église et le cloître de San Francisco. Curieux endroit car du cloître il ne reste que deux côtés. Un peu plus loin, Plaza de la Corredera, la musique bat son plein, défilés de fanfares et préparatifs pour une fête avec feux d'artifice.
En passant sous la porte d'enceinte de la place on se retrouve devant le Jazz Café. Nous nous arrêtons le temps d'une bière, pas un seul touriste, rien que des espagnols qui parlent forts et tous en même temps. l'endroit est super. En remontant la rue Claudio Marcello, on tombe sur des colonnes romaines, vestiges que nous ne pourrons pas photographier, empêché par d'importants travaux.
Plus haut, la Plaza de Tendillas, pas très typée, moderne, ne nous plaît pas trop. Nous revenons rapidement vers la Juderia pour y dîner d'une spécialité d'agneau au miel et aux pruneaux. L'agneau bien, l'ambiance du restaurant, un peu moins. Un dernier verre au café en face de l'hôtel.