la Mezquita, le Zoco et la Muraille
Réveil très tardif. A 10h c'est la Mezquita, symbole de la domination arabe à cordoue. On y accède par la porte du pardon qui donne sur la cour des orangers, une merveille. C'est le plus ancien jardin arabe d'Espagne. Son charme réside dans la sérénité des lieux, la simplicité des alignements d'orangers, le sol pavé de galets, traversé d'astucieux canaux d'irrigation.
Dès l'entrée dans la mosquée on se remplit les yeux et on s'imprègne de l'ambiance. On a beau avoir vu des tas de photos dans les guides et dépliants touristiques, cela ne permet pas de se faire une idée précise de ce que l'on ressent en pénétrant dans ce lieu. Une multitude de colonnes de marbre, jaspe et granit, des arcs de pierre et de briques, l'ensemble produit un effet visuel extraordinaire et plutôt impressionant. Mais que les photos sont difficiles à faire.
Retour dans la Juderia. Dans un dédale de rues piétonnes, trop étroites pour les voitures, nous cherchons le passage qui va nous amener dans le Zoco (souk). Là, se trouve organisé, autour d'un très joli patio, un ensemble de boutiques et d'ateliers d'artisans. Autrefois on y travaillait le cuir. L'endroit est presque désert et la plupart des échoppes sont fermées, dommage.
12h50 - Il fait très chaud, presque trop. Nous marchons le plus possible à l'ombre, rare à cette heure, vers la Puerta de Almodovar et la Calle Cairuan qui longe la Muraille arabe, fortification de quatre kilomètres qui ceinturait la ville au temps du Califat. Ce qui reste, la partie haute de cette ancienne fortification, très bien restauré, est bordé de trois jolis bassins en cascades agrémentés de mombreux massifs fleuris. Pose et instant de reflexion devant la statue de Maïmonide.
15h - C'est l'heure de récupérer les valises laissées à l'hôtel, de mettre les cartes postales dans une grande boîte à lettres jaune et de prendre un taxi qui nous emmène de l'office de tourisme à la gare des autobus. Nous attendons celui qui part pour Grenade à 15h30.
166km de routes de montagne, un paysage assez aride, entrecoupé de plantations de milliers d'oliviers, un arrêt à Baena. Photo d'un village blanc perché sur la colline comme il y en a tant en Andalousie.
Au fur et à mesure que Grenade approche, la température extérieure, affichée dans l'autobus, descend. Elle passe de 30° à 21°. Nous sommes un peu inquiets. A l'horizon, de gros nuages noirs, au loin, la pluie et un orage menacent.