le Centre et le Realejo
Petit déjeuner à l'hôtel, bagages et achats de marqueteries chez l'artisan de la Cuesta de Gomerez qui fait ses boîtes devant nous.
Ce matin nous visitons le quartier du centre. Tout d'abord la Cathédrale, superbe avec ses colonnes blanches et la Capilla Real qui renferme les tombeaux des rois catholiques et de Jeanne de Castille. Juste en face de la chapelle royale la Madraza ancienne école coranique est devenue à ce jour une dépendance de l'université de Grenade. Impossible de la visiter, elle est fermée pour travaux, dommage.
Après le dédale des rues avec ses maisons à balcons fermés typiques de Grenade, nous arrivons dans l'Alcaiceria, bazar de Grenade, marché de la soie à l'époque musulmane qui a été détruit par un incendie au début du XIXe siècle et reconstruit plus petit dans le style mauresque très à la mode à cette époque. Aujourd'hui on y trouve des boutiques de souvenirs et d'artisanat local, des céramiques peintes (fajalauza), des incrustations de bois (taracea), et typiquement grenadin, des lampadaires (farolas) de verre teint.
Après le bazar, nous voilà sur la plaza Bib-Rambla, à quelques pas de la Cathédrale dont on peut voir l'unique tour de clocher. Tout autour de la place des bistrots, des restaurants, difficile de résister au plaisir d'un deuxième petit déjeuner attablé à la terrasse de l'un d'eux. Est-ce la place où nous nous sommes arrêtés lors d'un précédent voyage il y a 30 ans ? Nous ne le saurons pas car il nous semble la reconnaître mais sans certitude.
En sortant de la plaza Bib-Rambla, nous arrivons sur la plaza Romanilla. La première chose que l'on peut voir est cette statue d'aguador, porteur d'eau, avec son âne, rappelant combien cette profession était importante autrefois. La place située près de la Cathédrale est un lieu habituel de réunion où se tient le matin un marché aux légumes. C'est un des centres névralgiques du tapeo faisant de la zone une des plus animées de la ville où abondent bistrots typiques et bars à tapas. Le décor est complété par de grands palmiers qui dispensent assez peu d'ombre.
Calle Mariana Pineda nous entrons dans le Corral del Carbon, la cour du charbon. Construit au XIVe siècle dans le style des palais Nasride, cet édifice était une auberge (fondak). La cour entourée de portiques accueillait les marchands qui venaient dans le bazar à l'époque Maure. Après la Reconquista ce lieu est devenu célébre en servant de bourse aux vendeurs de charbon de bois.
Sur la place Isabel la Catolica, une statue de la Reine et de Cristobal Colon datant de 1892 rappelle le 4ème centenaire de l'arrivée en amérique.
Un rapide tour dans ce qui était le quartier juif du temps de la domination musulmane, le Realejo. Il offre une architecture ou l’influence mauresque et la rigueur de la période de Charles Quint se mélangent. On marche en levant la tête, avec parfois la vision fugace de l’Alhambra, là-haut dans le ciel. Un regret, ne pas avoir assez de temps pour découvrir plus en détail ce quartier populaire qui, dit-on, est aujourd'hui l'un des coins les plus tranquilles et nostalgiques de Grenade.
16h - Nous reprenons les bagages après avoir déjeuné de tapas dans une ruelle, Calle Elvira, à l'Antigua Bodega Castaneda dans la Gran Via Colon. Direction la gare des trains par le bus N°3. Gag, distraits, nous ratons l'arrêt et nous nous retrouvons à la gare routière. Il ne nous reste plus qu'à prendre un taxi pour se faire conduire à la bonne gare, si petite et d'allure si provinciale que nous étions passés devant sans la voir.
3 heures de train pour aller de Grenade à Séville. Durant le trajet, la température extérieure affichée dans le wagon passe de 25° à 30°.